Le meilleur est multiple

On classe.

Le meilleur, le moins bien.

Dans les journaux, les blogs, sur les réseaux sociaux, à la télévision. On compare des lieux, des ingrédients, des histoires ou des boulangeries. Avec parfois la naïveté de porter notre avis comme celui qui ferait loi. Et de s’agacer du contraire.

On pourrait manger par curiosité, pour découvrir, ou mieux encore, pour comprendre. Mais bien souvent, les portes sont closes. On ingère pour satisfaire notre goût, content de percevoir les éléments attendus, ou déçu d’y trouver autre chose.

Le meilleur, le moins bien.

Il y a des couleurs qui nous parlent, d’autres moins, et l’avis peut être inverse pour le voisin. Bien heureusement. L’idée s’applique pour tout. Il y a des critères objectifs, qu’il est enrichissant de définir et questionner. Mais le mieux et le moins bien sont nécessairement personnels. Si le geste de Jacques n’est pas celui de Paul, ou que l’un aime l’acidité et l’autre l’amertume, c’est tant mieux. Il y aura en conclusion des histoires différentes. Pas de mieux, ni de moins bien. Mais des intérêts divers. Car des mains, des coeurs et des têtes diverses.

A l’image des arbres fruitiers, dont la diversité des variétés favorise la pollinisation, et la qualité de la fructification.

Le meilleur est multiple. La valeur subjective. La dissemblance indispensable.